Patrimoine historique


HISTOIRE DES PONTS DE LAMARCHE

 

 

L'EGLISE SAINT BARTHELEMY

 

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Ce bâtiment, patrimoine communal, fait la fierté des Lamarchois avec ses deux clochers. D'après la légende, à l'origine, un seul clocher aurait été prévu, mais sa hauteur dépassant celui de la cathédrale Saint Bénigne de Dijon, le clergé d'alors ne l'entendit pas ainsi et exigea un clocher plus petit. Les concepteurs, frustrés dans l'accomplissement de leur projet, auraient décidé de doter l'église de 2 clochers dont chacun mesurerait la moitié de celui initialement prévu.

La construction de notre église fut décidée et adoptée lors de la séance du 14 juillet 1850. L'ancienne église ne suffisait plus à une population allant croissant et avait besoin de réparations importantes. Elle avait les dimensions suivantes: longueur environ 32 mètres, largeur de la nef = 9 mètres, largeur au niveau du pseudo-transept = 19 mètres, La pointe du clocher s'élevait à 26 mètres au dessus du niveau du sol. Elle était orientée d'ouest en est, perpendiculairement à l'église actuelle. Son choeur se situait à l'emplacement du monument aux morts. Elle était au carrefour des voies principales: celle de Pontailler à Auxonne et celle venant de Vielverge, Soissons, qui empruntait le pont, suivait l'actuelle rue du cimetière, passait au bas de Saint Antoine, puis par Montarlot gagnait Dijon. Ses origines sont inconnues. La première mention que l'on trouve est dans la charte elle-même en 1286. Son vocable de St Bartélemy est fréquent dans le pays de rivières, le nom du saint se prononçant en patois Bettelemi et bateau = betel.

Mais les raisons véritables sont les suivantes:

La France en pleine renaissance catholique est possédée d'une fièvre de construction religieuse.

La commune dispose de bonnes ressources ( vente de ses bois).

Et surtout l'aménagement de la grande place du village qui a commencé par la construction d'une école de garçons en 1842 puis par la maison commune en 1843.

La nouvelle église de Lamarche, faisant face à la mairie et aux écoles, complète heureusement l'ordonnance.

Le 07 février 1851,M.FEBVRET BOURCET, Maire, présente au Conseil en place des plans et devis pour la construction d'une nouvelle église établis par M. PHAL PERRON, architecte à Auxonne pour une somme totale de 127 418.99 F, non compris les honoraires de l'architecte. Le premier projet en date du 1er février 1845, établi par M. DEGRE, architecte à Dijon, n'avait pas été retenu à cause de son devis trop elevé = 162 955 F.

Le dit conseil est unaniment d'avis que les projets de la dite construction reçoivent leur exécution; Le montant de ces dépenses sera prélevé, sur les fonds libres de la caisse et sur les produits de la vente des quarts de réserve.

La première pierre de l'église a été posée par Françcois FEBVRET BOURCET, Maire, le 20 mai 1852. Cette pierre forme angle, à droite du portail et renferme dans une petite ouverture pratiquée à cet effet, une boite de plomb qui contient: une médaille en argent, d'une valeur monétaire de 17.29 F à l'éffigie de Louis Napoléon Bonaparte, président de la République Française avec une inscription gravée portant les noms des membres de l'administration municipale, de l'architecte, du prêtre desservant cette paroise et des entrepreneurs. Le procès verbal de la pose de cette pierre, dressé par François FEBVRET BOURCET, Maire, renfermé dans une bouteille de verre bien cachetée et scellée du cachet de la Mairie. Ce procès verbal est écrit sur parchemin.

L'inauguration de l'église a eu lieu le 20 décembre 1853. La bénédiction a été donnée par Monseigneur François Victor RIVET, évèque de Dijon, assisté de MM. BACHARIE DE LABORDE, grand Vicaire, PILLOT, secrétaire de Sa grandeur, des prêtres du canton et du curé ROCHARD desservant la paroisse.

 

 

LA CHAPELLE DE LAMARCHOTTE.

 

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LE SAINT ANTOINE.

 

 

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LE PONT DE LAMARCHE

Document importé depuis cybercommunes.Le pont fut de tout temps l'édifice le plus important pour la commune de Lamarche-sur-Saône. Trait d'union entre la Bourgogne et la proche Franche Comté, son histoire est celle d'une série de destructions par les guerres, les intempéries et la maladresse des bateliers.

La construction du 1er pont pourrait être antérieur à 1226, date de la séparation des Seigneuries de Lamarche et de Pontailler. Nous en avons pour preuve les droits de péages perçus par le sire Pontailler. Toutefois les gens de Lamarche et de Pontailler étaient exempts de ce péage.

La charge du pont incombait entièrement aux habitants de Lamarche, de Lamarchotte et de Mercey. Constuction toute de bois, l'ouvrage était fragile et d'un entretien onéreux. Il avait été réalisé aux frais des habitants.

Pour la population Lamarchoise son importance est capitale. Sans lui, la prairie à l'est de la Saône aurait été difficilement exploitable (impossibilité de rentrer les foins et de faire passer le troupeau communal sur l'autre rive). Pour les habitants d'outre Saône (Vielverge et Soissons) qui étaient gros producteur de produits marîchers, le pont était le lien indispensable pour se rendre à Dijon ( lieu de marchés et de foires). La route de Lamarche à Dijon passait alors par la rue Saint Antoine, Montarlot-Longchamp-Chambeire-Cessey et le village de Chevigny Saint Sauveur qui appartenait alors aux Sires de Lamarche.

En 1394 le pont subit un premier désastre. Sur ordre de la Duchesse de Bourgogne, Jean Le Nain, clerc juré au baillage de Dijon, accompagné d'une nombreuse compagnie fit abbatre le pont (dans la nuit du 25 novembre) que la dame de Lamarche et les Habitants venaient de refaire à neuf au prix de grands sacrifices.

Le 13 Août 1395, pouvoir et concession seront faits aux habitants de Lamarche et Mercey de reconstruire un pont sur la Saône par Philippe, fils du Rois de France.

Une ordonnance de Marguerite de Bavière, Duchesse de Bourgogne, datée du 1 juin 1416 nomme Vincent Mercier, portier péager du pont établi sur laSaône. Les gages du péager étaient à la charge des habitants, en contrepartie ceux-ci étaient exemptés de droit de passage.

Le pont fut de nouveau détruit en 1479 lors de guerres, pour n'être reconstruit qu'en 1499 . Emporté par les glaces lors de l'hiver 1621/1622, il ne fut reconstruit que quelques années plus tard. Malheureusement les hordes de Gallas anéantirent ce que les habitants venaient de reconstrure à grands frais (1636). Ce n'est qu'en 1659 que la Contesse de Barrault donna l'autorisation de tétablir le pont sur la Saône. Le procès-verbal de réception des travaux date du 04 juillet 1663. Ce pont était composé de 15 travées de bois.

Un nouveau malheur survint le 23 décembre 1670 où un procès-verbal est drèssé par le procureur d'office, qui à la demande des maires et échevins de Lamarche, a constaté qu'un bateau chargé de fer, a rompu ses amarres et s'est jeté en travers du pont, brisant 3 travées.

En 1755, les bandes de Mandri commencèrent leurs exactions sur la provaince de Bourgogne. Le roi donna l'ordre de couper le pont en enlevant les madriers du plancher. Fragilisé, l'ouvrage fut emporté par les glaces pendant l'hiver.

Pour comble d'infortune, le pont à peine réparé fut de nouveau emporté par les glaces de l'hiver 1757/1758. Le devis pour les réparations n'arriva que 2 ans plus tard, le 15 août 1760. Les travaux furent adjugés pour la somme de 51000 F à l'entreprise Belveau. Ce nouveau pont était de bois, avec culées de maçonnerie aux abords. Les 12 palées qui le soutenaient étaient par 12 brises-glaces lestés chacunde 1.3 tonne de gueuse fondue.